Bogosse

Il se dégage de mon physique
Un pouvoir de séduction fantastique
Les gens se retournent, c’est systématique
Quand j’me balade dans un lieu public.
Je ne sais pas, c’est énigmatique
Ce qui fascine tant dans ma plastique.
Moi j’me trouve, plutôt classique,
Deux têtes, un bras, trois jambes identiques.
Je suis quelqu’un de romantique,
A la recherche de l’amour unique.
Les filles se méfient, c’est logique,
Tant de beauté, c’est problématique.
Ne fuyez pas, n’partez pas, pas d’panique !
Je suis d’un naturel sympathique.
Je ne f’rais pas de mal à un moustique,
Sauf pour vous venger s’il vous pique.

A priori, personne ne peut
Me regarder trop longtemps dans les yeux.
J’ai des attributs avantageux,
J’en ai 24 vous n’en avez que deux.
Pour me donner des airs mystérieux
Je regarde au loin, je plisse un peu.
Et puis soudain, je sors le grand jeu :
J’fais clignoter la rangée du milieu.
Le résultat est désastreux ;
Ça n’produit pas l’effet que je veux.
J’entends des hurlements affreux ;
Le cri des filles, c’est contagieux.
Ne fuyez pas, n’partez pas, y a pas l’feu.
Je suis d’un naturel affectueux,
Je ne f’rai pas de mal à un faucheux
Sauf s’il touche à l’un de vos cheveux.

Certains jaloux, grand bien leur fasse,
Tentent de nier l’évident, c’est cocasse,
Depuis toujours pourtant je me place
Au premier rang des beaux parleurs de la classe.
Mons style est simple mais efficace
Et mes propos ne manquent pas d’audace.
Je cloue le bec aux plus loquaces
Les plus têtus abandonnent de guerre lasse.
Mais mon style laisse les filles de glace.
Pendant que je déclame elles jaquassent.
Je pousse un petit cri fugace
Aussitôt, elles quittent la place.
Ne fuyez pas, n’partez pas, pas d’angoisses,
Je suis d’un naturel bonnasse,
Je ne f’rai pas de mal à une limace
Sauf si vraiment elle vous agace.

Un esprit sain, dans un corps sain,
C’est ce que disent tous les méd’cins.
Mon dentiste dit qu’il n’a plus besoin
De laisser ses doigts entre mes mâchoires de requin.
Je fais un peu d’embonpoint, j’en conviens.
Trois cents kilos pour un mètre quatre-vingts
Mais mes cerveaux pèsent cent dix kilos chacun
Si tu comptes bien j’ai la taille d’un mannequin.
Il existe sur Terre j’en suis certain
Mon homologue au féminin.
Un jour ma route crois’ra son chemin
Et qui sait, c’est peut-être le tien.
Ne t’enfuis pas, ne pars pas, tout va bien,
Je suis d’un naturel calin,
Je ne f’rai pas de mal à un poussin,
Sauf si j’ai vraiment faim.

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